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Publié : 21 décembre 2006

Voltige réacteurs éteints.

VOLTIGE REACTEURS ETEINTS. Planeur tout métal, trois tonnes, 14 de finesse… Ambiance un peu spéciale, un extra au programme. L’énergie cinétique est ressentie physiquement, le poids du corps fait partie de l’avion, une sensation d’être soi-même la force de propulsion. C’est : Adrénaline. Altitude juste ce qu’il faut…pas plus…le terrain pas loin, au cas où… Bien placé pour un exercice d’atterrissage configuration turbines coupées. Les commandes n’ont plus la sensibilité d’un avion vivant, la profondeur semble plantée dans le béton, le ailerons hydrauliques sont débrayés, le roulis a besoin de pression hydraulique, et réacteurs éteints, plus de pression. SILENCE on tourne… Retournement. Prise de vitesse, 280 kts, le sifflement augmente, l’altitude diminue… cabré, le manche est lourd…nez à 30°, ailerons à gauche… dur, dur …SILENCE…passage dos en gravité zéro, a peu prés comme le badin ! Laisser l’avion prendre son piqué préférentiel. La vitesse augmente, le sifflement aussi, le sol arrive vite mais pas la vitesse pour une Boucle ! Encore un peu de piqué SVP. Ah ! Voilà 300 kts, accompagner la ressource en souplesse, le nez arrive sur l’horizon, ne pas casser la trajectoire, amener progressivement la profondeur au ventre, flatter la vitesse dans la courbe ascendante à 4g…nouveau passage dos, le SILENCE est total, pas un mot de l’élève !!! …7000 pieds, laisser faire l’avion, il connaît…un piqué routinier pour avoir 320 kts dans le bas, qui est bas…puis encore une petite montée à 4g5, le sifflement diminue, passage dos, SILENCE…4000 pieds… piqué 45° Top ! Manche vers l’avant, un poil de g négatifs, profondeur au neutre, le point repère bien axé, rotation pour un demi huit Cubain, Top ! Le piqué est poursuivi pour un Rétablissement…380 kts au badin, vous avez dit bas de… hein ? Ah ! Alti !…on distingue bien les lavandes en fleurs dans ce champ ! Le sifflement est plus fort, c’est le moment de tirer 5g en un geste gracieux de cadence progressive. Arrivée dos : gagné ! 140 kts ! Nez sur l’horizon, profondeur et direction… quel mélange ! SILENCE, l’avion plane horizontalement à 3000 pieds. Allez ! Un dernier tonneau barriqué et tonneau lent en descente… évidemment. Pas de renversement, il ne faut pas tenter le diable ! Cap sur le terrain, ….ne pas rater le rallumage…une deuxième tentative serait impossible… Le Marboré VI rallume très bien.

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Schéma d’un turbo-compresseur.
L’air est compressé à l’entrée.Dilatation du mélange air-comburant dans les chambres et à l’arrière de celles-ci créant la poussée.

Ma technique est de mettre " l’arc électrique " des bougies dès l’ouverture du robinet de kérosène, le robinet coupe-feu du réacteur gauche. Les servitudes électriques sont coupées. La batterie remercie. Confiance, mais…à 2000 pieds réacs éteints…120 kts, les turbines en moulinet 1500 tours…toutes les températures moteurs sont à zéro…idem ou presque à bord… Le Tiiiiiiooouuuu qui fait grimper les tours…17.5000….22.500… Ça rassure…même si depuis belle lurette, les tympans ne vibrent plus aux ultrasons ! La remise en route du deuxième a moins de charme, l‘avion vole trés bien en mono. - Contactez Magali pour un complet !

Post-scriptum

Principe de la réaction. Dans un ballon en baudruche, gonflé et obturé, les pressions se font sur toute la surface interne. En ouvrant l’orifice, la force qui s’exerçait là disparaît, laissant les autres forces, pousser le ballon suivant leurs points d’appuis.